Synthèse Chapitre 1
Le dynamisme récent de l'Aquitaine, terre d'attractivité se déploie notamment sur des aires urbaines distendues qui intègrent de plus en plus de communes autour des agglomérations urbaines. L'intégration des mobilités inter ou intra régionales y constitue un enjeu fort pour satisfaire les besoins habitat-logement.
Les nouvelles voies de communication participent à cette intégration, qui est loin d'être totalement achevée, en raison des nouvelles infrastructures de communications programmées, notamment dans la liaison Aquitaine nord / Aquitaine sud (TGV ; autoroute A 65).
La population aquitaine est traversée par des mutations qui ont un fort impact sur les besoins en habitat-logement : croissance ; mobilités ; diminution de la taille des ménages ; vieillissement ; décomposition/recomposition des foyers...
Dans un contexte de forte progression des prix de l'immobilier depuis 8 ans (+ 15 % par an en moyenne) les ménages sont poussés à se reporter, dans les grandes périphéries, sur des marchés moins tendus pour réaliser leurs aspirations à l'accession à la propriété, au prix, pour ces « habitants-conducteurs », d'un « reste à vivre » diminué.
Les besoins en logements locatifs sociaux, malgré un regain récent de la construction dans le cadre du Plan de Cohésion Sociale, demeurent très importants pour les prochaines années. L'Aquitaine demeure moins pourvue que la moyenne nationale, et la part relative des logements locatifs sociaux y a régressé par rapport à 1999. Le champ des publics éligibles est immense (8 aquitains sur 10).
Une allocation efficace des ressources du 1% logement dans les territoires de l'Aquitaine implique donc de s'intéresser en finesse au fonctionnement des bassins d'habitat / bassins d'emploi avec la recherche d'une grande sélectivité basée sur le tryptique « territoire-public-produit ».
Le développement de politiques locales de l'habitat à l'initiative des intercommunalités et départements constitue une tendance lourde qui interpelle directement les opérateurs du 1 % logement et leurs filiales.
Les référents habitat et foncier des territoires ont des préoccupations partagées et expriment des attentes vis-à-vis des opérateurs du 1% logement. En premier lieu, ils aspirent à une meilleure connaissance d'un « monde » qu'ils connaissent manifestement peu. D'autre part, ils souhaitent définir des cadres conventionnels portant sur des priorités de politiques publiques, mais aussi des partenariats sur des opérations visant des publics spécifiques.
Globalement le 1 % logement est attendu pour ce qu'il recèle de légitimité à créer des liens entre les besoins (imparfaitement appréhendés) des économies locales, et les besoins en habitat-logement.
Pistes pour le 1 % logement
Se donner les moyens d'identifier les mutations, de recueillir et d'actualiser les données pour anticiper et négocier les interventions.
Disposer d'un outil méthodologique propre de présentation et d'analyse des contextes locaux d'intervention, incluant le recours à des données actualisables et à des groupes de personnes ressources.
S'inscrire dans des cadres conventionnels partenariaux à l'échelle régionale et des politiques locales de l'habitat.
Communiquer sur le 1 % logement et la nouvelle donne de l'organisation, des interventions et emplois.